samedi, 20 of avril of 2019

Category » Économie Sociale et Solidaire

Démocratie Participative ou Démocratie Évolutive ?

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En Économie Distributive, la vie politique et économique sera dépolluée des considérations financières puisque chacun touchera le revenu d’existence égalitaire qui ne dépendra pas de ses activités ni de la publicité1.

Les choix se feront par des consultations démocratiques au niveau le plus local possible et en privilégiant au maximum les modes participatifs. Toutefois, on imagine mal supprimer du jour au lendemain nos instances représentatives actuelles pour un fonctionnement local et participatif pur. Des changements progressifs seront nécessaires, avec des gouvernements décentralisateurs et surtout une évolutivité de terrain : le Colibri S&D donne la parole à Michel Laloux pour présenter une transition possible.

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Tout observateur de la vie sociale actuelle sait que celle-ci devra passer par de profondes transformations si Read more »


Portrait de Patrick Viveret

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Peu connue, l’Économie Distributive (ED) est tout de même source d’inspiration de personnalités reconnues, comme notre parrain Patrick Viveret. Il résume ici l’influence distributive sur son oeuvre.

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Que faites-vous de beau dans la vie ?

Je me définis comme un passeur-cueilleur, tant dans ma vie personnelle, professionnelle que citoyenne : passer d’un univers à Read more »


Fermes de la Vôge sauvées de l’abandon

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Le rural paraît souvent très enlisé dans le chacun chez soi. Les Voivres démontre qu’il est possible d’agir efficacement.

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Début des années 1990, désertification du rural, dans la Vôge, Les Voivres1 se dépeuple et une partie de ses fermes partent à l’abandon. Évolution naturelle inéluctable ? Le maire a une idée Read more »


Hôtel de la convivialité et de la gratuité

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Après les Rainbow Gathering1, voici une nouvelle expérience qui va encore plus loin que l’Économie Distributive et qui montre que les êtres bons sont plus nombreux qu’on ne le pense : 1,7 millions de pratiquants sur la planète, qui s’hébergent gratuitement grâce à CouchSurfing.

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Vous voulez vous loger pour découvrir une nouvelle région ou participer à un séminaire dans un lieu inconnu, en évitant le côté trop impersonnels des hôtels et sans dépenser d’argent ? Vous pourriez vous contenter d’un pont ou d’un abri dans une gare la qualité des rencontres sera sûrement aléatoire -, mais vous pouvez aussi consulter la liste des CouchSurfeurs de votre destination : quelques échanges par email et le tour est joué, vous avez un « canapé » de réservé, et, bien souvent, déjà reçu des renseignements et bons plans sur votre destination.

CouchSurfing, CS pour les intimes, vous aide à établir des contacts dans 232 pays et territoires. Grâce à ce réseau, vous pouvez voyager de manière alternative, en étant hébergé lors de vos voyages et/ou en rencontrant chez vous des voyageurs ! Quand un membre vous accueille, ça peut être dans un appartement de luxe ou une cour pour planter votre tente, pour une durée dune nuit ou deux, ou davantage. Les profils détaillés des membres, ainsi que les commentaires qu’ils ont reçus permettent de se faire une idée précise avant d’accepter ou d’envoyer une demande d’hospitalité. L’échange culturel en est plus riche !

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La gratuité est de mise. Oui, cela fonctionne pour de vrai ! sans arrière-pensées ni obligation d’achat. Bien sûr, les cadeaux sont toujours possibles, surtout lorsqu’ils permettent de faire découvrir sa culture, mais ce n’est pas une obligation. Pas d’obligation de réciprocité : on peut être hébergé sans héberger soi-même, ou l’inverse. Aucune obligation d’accepter une demande : un hébergeur peut refuser une demande sans se justifier. Seule est attendue la réponse, pour que le voyageur puisse se retourner.

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Et si ça se passait mal ? Comment avoir confiance ? Se fier à son intuition est bien sûr la meilleure des méthode, mais cela ne taira pas les mauvais coucheurs… hum ! les peurs de tout le monde. En pratique, la sécurité est quasiment obligatoire, car chacun sait qu’un mauvais comportement sera connu de tous et risque de lui fermer les portes pour la suite. Car tout le monde peut donner des commentaires sur tout le monde, et qu’en général on lit les commentaires avant de répondre à une sollicitation. Il existe de plus une procédure spéciale pour des problèmes vraiment importants, qui peut conduire à l’exclusion de certains membres.

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CS propose aux inscrits une messagerie spécialement adaptée pour les demandes d’hébergement. Mais également un guide du bon CouchSurfeur, des foires aux questions, un wiki… Il permet une vie sociale riche : des groupes CS se rencontrent souvent, pour des rencontres plus ou moins organisées. Des animateurs et ambassadeurs « nomade », « famille » ou « local » s’activent un peu partout.

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Son fonctionnement nécessite bien sûr quelques moyens. CouchSurfing International est un organisme à but non lucratif est entièrement financé par les membres du site. Ses comptes sont en ligne.

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Pour en savoir plus, il suffit de se connecter !

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Eric Goujot

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Pour aller plus loin :

www.couchsurfing.org

http://wiki.couchsurfing.com/en/French_CS_Newsletter

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1 cf. Colibri S&D n°1

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publié dans le n°3 d’avril 2010, mis en ligne le 29/11/2011


Agence immobilière coopérative à vocation sociale DOMICOOP

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Écoute, logement, respect, humanisme, développement, investissement, éthique, partage, solidarité, coopérative, valeurs, dignité, accueil… Par son modèle de gestion participatif et coopératif, DOMICOOP place l’Homme au cœur de son projet d’entreprise.

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Depuis 2004, la Société Coopérative dIntérêt Collectif (SCIC)1 DOMICOOP, rend possible Read more »


Logements temporaires du JID

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Sans domicile, il est difficile de remonter la pente. Accéder à un logement temporaire peut être salvateur. A Mulhouse, le JID propose des refuges revigorants.

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Sans les sempiternels revenus, cautions, garanties…, difficile de prétendre à un logement. Au JID (Justice Immigration Droits), les bénéficiaires peuvent obtenir un appartement pendant six mois. L’association gère une vingtaine de logements ALT (Allocation Logement Temporaire) spécialement réservés aux personnes qui ne peuvent pas louer de logement « classique ».

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Une fois logées, les familles peuvent participer à des ateliers « maîtrise de l’énergie ». Des rencontres à thème (maîtrise de leau, du chauffage, de lélectricité, respect de lenvironnement) permettent aux familles de mieux contrôler leurs dépenses énergétiques : meilleur confort au moindre coût et respect de lenvironnement !

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Et même plus : certains bénéficiaires sont invités à participer à la rénovation de leur logement. Du diagnostic des murs, sols, isolations, système électrique, électroménager… à la réfection, l’association développe 3 à 5 chantiers participatifs par an. Ces actions permettent dacquérir du mieux-être vis-à-vis de soi, de sa cellule familiale, de lentourage et dans les relations avec les autres.

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Halima Sebbat

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JID : Justice Immigration Droits

20 rue Paul Schutzenberger
68200
Mulhouse
03 89 43 96 57

Présentation détaillée dans l’article « Intégration et insertion grâce au JID »

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publié dans le n°3 d’avril 2010, mis en ligne le 29/11/2011


Rénover et construire écosocial

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L’enjeu social des constructions/réhabilitations écologiques des logements

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Dans un contexte de rénovation thermique massive du parc de logements existants en France, la question de l’accessibilité pour tous aux constructions/réhabilitations écologiques des logements, et en particulier aux écomatériaux, se pose. Un état des lieux du marché des écomatériaux1 met en lumière de fortes inégalités dans leur accès, liées à leurs coûts, à leur accessibilité géographique et à la clarté et l’accessibilité de l’information disponible à leur sujet.

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Deux pistes sont envisageables pour améliorer l’accessibilité des écomatériaux.

  • La première est de développer le secteur de l’économie sociale et solidaire et en filière courte afin de baisser les coûts et de multiplier les offres dans les territoires.

  • La deuxième est de développer massivement loffre : produire plus pour satisfaire la demande en réalisant des économies déchelle, aux niveaux national ou territorial, permettra de proposer des écomatériaux à un prix plus acceptable pour tous.

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Le marché des écomatériaux apparaît à lheure actuelle comme un marché de niche, certes, mais émerge et pour lequel la demande se développe. De ce constat découle un questionnement sur le mode de développement des écomatériaux entre industrialisation et développement local et artisanal. La production de masse, sur un mode standardisé est-elle la seule réponse possible pour améliorer laccessibilité des écomatériaux ? Cette voie de développement est-elle durable ? L’enjeu aujourd’hui est de permettre le développement des écomatériaux en tant que solution sociale et environnementale, dans le cadre d’un développement local, et de mettre en place des systèmes industriels de production responsables socialement et respectueux de l’environnement.

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De nombreuses expériences ont déjà lieu, tentant de concilier enjeux sociaux liés au logement et à l’insertion et enjeux écologiques, dont nous allons vous faire partager quelques-uns de leurs retours ci-dessous.

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L’éco-construction solidaire du Chênelet

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Le Chênelet est un groupement d’entreprises d’économie sociale et solidaire de 180 salariés dans le Nord-Pas-de-Calais. La structure est maître d’ouvrage pour des logements sociaux et s’implique depuis plusieurs années dans une démarche écologique et l’utilisation d’écomatériaux. Le Chênelet travaille à créer un habitat sain et accessible avec les personnes directement concernées (en travail d’insertion et en recherche de logement).

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François Marty, son président, précise2 : « Au sujet de ces matériaux, je tiens à détromper ceux qui pensent que les obstacles à leur utilisation sont infranchissables. Au Chênelet, l’agrément n’est pas venu des autorités administratives, mais des assureurs, qui, cerise sur le gâteau, nous ont même annoncé un coût inférieur de 30% au coût moyen d’une assurance grâce à l’utilisation du bois. La disparition des « barrières d’entrée » sur le marché des écomatériaux va faire que les grands groupes vont s’engouffrer dedans, après avoir entretenu pendant des années le mensonge selon lequel la réglementation était un obstacle infranchissable. Avec toute une série de conséquences positives pour des filières déjà existantes : je pense en particulier aux filières locales qui peuvent alimenter des procédés de construction propres au territoire, comme les carrières du Boulonnais qui nous fournissent en argile. »

> Plus d’info : www.chenelet.org03 21 10 51 16

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Eco-villages d’Emmaüs : des « espaces de création participatifs déco-habitat collectif ».

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A la communauté d’Emmaüs du Tarn & Garonne (82) les soixante-dix compagnes et compagnons travaillent et vivent de la récupération et du recyclage comme une alternative économique inscrite dans la logique de léconomie sociale et solidaire. Ils ont souhaité mener une expérience encore plus cohérente, communautaire, alternative et concrète en se lançant dans la construction d’un éco-village.

Le groupe d’Emmaüs 82 s’est inscrit depuis deux ans dans une démarche globale incluant développement durable, économie solidaire, démocratie participative, culture et bien-être, géré par un conseil communautaire rassemblant les compagnons, le bureau et les salariés. Les membres du groupe développent une réflexion sur les possibles, sur l’idée qu’ils peuvent recréer et co-construire avec des matériaux issus du recyclage et de la récupération, mais aussi reconstruire avec eux-mêmes et avec le territoire ils vivent.

Ce projet est le fruit d’un partenariat entre 3 associations : Emmaüs, Étude et Chantier et lAtelier Blanc. Le groupe Emmaüs 82 continue denvisager la possibilité de remplacer des mobile-homes par des petites maisons « terre-paille », actuellement en discussion avec la mairie du village.

> Plus d’info : http://emmaus82.praksys.net05 63 31 51 45

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Dans la même veine, les chalets de l’éco-village de Emmaüs 64 à Pau ont été réhabilités de façon écologique en 2009.De l’isolant métisse a été placé entre des chevrons des parois verticales. Isolant thermique et phonique de 60 mm dépaisseur, le métisse est une laine de coton récupéré des vêtements déposés dans les Relais. L’isolation est complétée par un pare-vapeur et un bardage de sapin teinté aux peintures à leau non toxiques. Après rénovation, les habitants ont vu leurs factures de gaz baisser de 70%.

Depuis septembre 2009, Emmaüs 64 construit un éco-village dont les objectifs sont : le bien-être des compagnons à partir d’une architecture originale et individualisée, l’accès maximal à l’isolation pour minimiser les coûts de consommation énergétique et l’utilisation de matériaux « nobles » (bois, paille, fibre de bois, etc.)

> Plus d’info : www.emmaus-lescar-pau.com05 59 81 17 82

> Plus d’info : www.lerelais.org/Isolant-Metisse03 21 01 77 60

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Cyrielle den Hartigh

Chargée de campagne Changements Climatiques aux Amis de la Terre
01
48 51 32 22
www.amisdelaterre.org
www.renovation-ecologique.org

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1Les Amis de la Terre, Les écomatériaux en France, état des lieux et enjeux dans la rénovation thermique des logements, mars 2009, www.amisdelaterre.org/Pourquoi-les-ecomateriaux-restent.

2CERDD, Centre Ressource du Développement Durable, Le Chênelet, Une fable autour de l’éco-construction solidaire, Collection Urbanisme durable, 2006.

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publié dans le n°3 d’avril 2010, mis en ligne le 25/11/2011

Rénover et construire écosocial

L’enjeu social des constructions/réhabilitations écologiques des logements

Dans un contexte de rénovation thermique massive du parc de logements existants en France, la question de l’accessibilité pour tous aux constructions/réhabilitations écologiques des logements, et en particulier aux écomatériaux, se pose. Un état des lieux du marché des écomatériaux1 met en lumière de fortes inégalités dans leur accès, liées à leurs coûts, à leur accessibilité géographique et à la clarté et l’accessibilité de l’information disponible à leur sujet.

Deux pistes sont envisageables pour améliorer l’accessibilité des écomatériaux.

  • La première est de développer le secteur de l’économie sociale et solidaire et en filière courte afin de baisser les coûts et de multiplier les offres dans les territoires.

  • La deuxième est de développer massivement loffre : produire plus pour satisfaire la demande en réalisant des économies déchelle, aux niveaux national ou territorial, permettra de proposer des écomatériaux à un prix plus acceptable pour tous.

Le marché des écomatériaux apparaît à lheure actuelle comme un marché de niche, certes, mais émerge et pour lequel la demande se développe. De ce constat découle un questionnement sur le mode de développement des écomatériaux entre industrialisation et développement local et artisanal. La production de masse, sur un mode standardisé est-elle la seule réponse possible pour améliorer laccessibilité des écomatériaux ? Cette voie de développement est-elle durable ? L’enjeu aujourd’hui est de permettre le développement des écomatériaux en tant que solution sociale et environnementale, dans le cadre d’un développement local, et de mettre en place des systèmes industriels de production responsables socialement et respectueux de l’environnement.

De nombreuses expériences ont déjà lieu, tentant de concilier enjeux sociaux liés au logement et à l’insertion et enjeux écologiques, dont nous allons vous faire partager quelques-uns de leurs retours ci-dessous.

L’éco-construction solidaire du Chênelet

Le Chênelet est un groupement d’entreprises d’économie sociale et solidaire de 180 salariés dans le Nord-Pas-de-Calais. La structure est maître d’ouvrage pour des logements sociaux et s’implique depuis plusieurs années dans une démarche écologique et l’utilisation d’écomatériaux. Le Chênelet travaille à créer un habitat sain et accessible avec les personnes directement concernées (en travail d’insertion et en recherche de logement).

François Marty, son président, précise2 : « Au sujet de ces matériaux, je tiens à détromper ceux qui pensent que les obstacles à leur utilisation sont infranchissables. Au Chênelet, l’agrément n’est pas venu des autorités administratives, mais des assureurs, qui, cerise sur le gâteau, nous ont même annoncé un coût inférieur de 30% au coût moyen d’une assurance grâce à l’utilisation du bois. La disparition des « barrières d’entrée » sur le marché des écomatériaux va faire que les grands groupes vont s’engouffrer dedans, après avoir entretenu pendant des années le mensonge selon lequel la réglementation était un obstacle infranchissable. Avec toute une série de conséquences positives pour des filières déjà existantes : je pense en particulier aux filières locales qui peuvent alimenter des procédés de construction propres au territoire, comme les carrières du Boulonnais qui nous fournissent en argile. »

> Plus d’info : www.chenelet.org03 21 10 51 16

Eco-villages d’Emmaüs : des « espaces de création participatifs déco-habitat collectif ».

A la communauté d’Emmaüs du Tarn & Garonne (82) les soixante-dix compagnes et compagnons travaillent et vivent de la récupération et du recyclage comme une alternative économique inscrite dans la logique de léconomie sociale et solidaire. Ils ont souhaité mener une expérience encore plus cohérente, communautaire, alternative et concrète en se lançant dans la construction d’un éco-village.

Le groupe d’Emmaüs 82 s’est inscrit depuis deux ans dans une démarche globale incluant développement durable, économie solidaire, démocratie participative, culture et bien-être, géré par un conseil communautaire rassemblant les compagnons, le bureau et les salariés. Les membres du groupe développent une réflexion sur les possibles, sur l’idée qu’ils peuvent recréer et co-construire avec des matériaux issus du recyclage et de la récupération, mais aussi reconstruire avec eux-mêmes et avec le territoire ils vivent.

Ce projet est le fruit d’un partenariat entre 3 associations : Emmaüs, Étude et Chantier et lAtelier Blanc. Le groupe Emmaüs 82 continue denvisager la possibilité de remplacer des mobile-homes par des petites maisons « terre-paille », actuellement en discussion avec la mairie du village.

> Plus d’info : http://emmaus82.praksys.net – 05 63 31 51 45

Dans la même veine, les chalets de l’éco-village de Emmaüs 64 à Pau ont été réhabilités de façon écologique en 2009.De l’isolant métisse a été placé entre des chevrons des parois verticales. Isolant thermique et phonique de 60 mm dépaisseur, le métisse est une laine de coton récupéré des vêtements déposés dans les Relais. L’isolation est complétée par un pare-vapeur et un bardage de sapin teinté aux peintures à leau non toxiques. Après rénovation, les habitants ont vu leurs factures de gaz baisser de 70%.

Depuis septembre 2009, Emmaüs 64 construit un éco-village dont les objectifs sont : le bien-être des compagnons à partir d’une architecture originale et individualisée, l’accès maximal à l’isolation pour minimiser les coûts de consommation énergétique et l’utilisation de matériaux « nobles » (bois, paille, fibre de bois, etc.)

> Plus d’info : www.emmaus-lescar-pau.com – 05 59 81 17 82

> Plus d’info : www.lerelais.org/Isolant-Metisse – 03 21 01 77 60

Cyrielle den Hartigh

Chargée de campagne Changements Climatiques aux Amis de la Terre

01 48 51 32 22

www.amisdelaterre.org

www.renovation-ecologique.org

1Les Amis de la Terre, Les écomatériaux en France, état des lieux et enjeux dans la rénovation thermique des logements, mars 2009, www.amisdelaterre.org/Pourquoi-les-ecomateriaux-restent.

2CERDD, Centre Ressource du Développement Durable, Le Chênelet, Une fable autour de l’éco-construction solidaire, Collection Urbanisme durable, 2006.


Une Nouvelle Économie Fraternelle

Entreprendre, ça demande de l’argent. En attendant la transformations des monnaies actuelles en monnaies distributives, il nous faut bien vivre avec l’Euro actuel. Toutes les banques sont-elles équivalentes ? Des acteurs financiers sortent du lot : en France, La Nef.

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Une Nouvelle Économie Fraternelle

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Fondée en Read more »


L’Économie de Communion : une autre destination des profits de l’entreprise

Avec la crise on a entendu de grandes incantations sur la refondation du capitalisme. Qu’en sera-t-il ? L’économie de communion, une expérience vécue par 800 entreprises dans le monde, touche à un élément central du capitalisme : la destination des profits. Il ne s’agit pas des profits d’activités parasites – spéculation ou acrobaties financières – mais de ceux dégagés par des activités produisant des biens et des services utiles.

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Si l’on sort de la condamnation simpliste de tout profit, si l’on s’interroge sur la destination de ce profit, c’est la finalité même de l’entreprise qui est en jeu, et c’est bien un renversement concret mais fondamental que vivent les chefs d’entreprise engagés dans l’économie de communion. Renversement qui va bien au-delà de la démarche habituelle de Responsabilité Sociale et Environnementale. Renversement qui affecte toutes les parties prenantes de l’entreprise : membres du personnel, clients, fournisseurs, sous-traitants… donc tout son environnement social.

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L’expérience est née d’un besoin de solidarité : ne pas laisser au bord du chemin des personnes qui manquaient du nécessaire. C’est au Brésil en 1991 que ce projet est né. La fondatrice de l’ONG New Humanity issue du mouvement des Focolari, prix Unesco 1996 de l’Éducation à la Paix et prix 1998 des Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, propose la création d’entreprises qui partageront leurs profits en 3 parts : « une part pour assurer leur développement ; une part pour former des personnes qui savent donner… ; et une autre part pour celles qui ne parviennent pas encore à trouver un emploi ou à subvenir à leurs besoins… ».

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La proposition a suscité des vocations dans le monde entier. Des entreprises qui existaient déjà ont revu leurs orientations et partagé leurs bénéfices. Elles s’insèrent dans l’économie de marché, doivent être performantes pour dégager des bénéfices, mais ceux-ci ne sont pas destinés d’abord aux détenteurs du capital, mais au partage. Partage qui va en priorité vers des personnes qui visent aussi la solidarité, la fraternité et sont aidées pour monter leur propre activité – par exemple par un micro-crédit- ou pour un besoin tel que financer la scolarité des enfants. Elles sont des partenaires, considérées comme les membres d’une même famille.

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L’adhésion d’une entreprise à l’économie de communion est concrétisée d’abord par le choix de partager des bénéfices, comme l’illustre Frédéric Dupont, paysagiste à la tête de «L’agrément du jardin », entreprise de 14 salariés de la région de Lille.

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Chaque année, il envoie un chèque qui, selon le cas, représente entre 5 et 10 % des bénéfices réalisés – 10 % en 2008 –. Il se peut qu’une année il ne donne rien, parce qu’il n’aurait pas dégagé de bénéfices et que ce don ne saurait être au détriment des salariés. Pour lui ce don est important car il donne son sens à l’entreprise.
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Sa sœur, en charge de la partie administrative, et le chef d’équipe, reconnaissent que cette finalité du partage les motive personnellement. Un paysagiste, qui était à son compte et qui appréciait l’esprit de cette entreprise avec qui il coopérait parfois, a voulu la rejoindre. Il se dit totalement en phase avec l’ouverture de l’entreprise au don. Tous les salariés sont informés que l’entreprise pratique le don.

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Ces entreprises, qui inscrivent le partage dans leurs finalités, sont conduites par cohérence à revoir toutes leurs pratiques, même leurs relations avec leurs clients ou concurrents, qui peuvent devenir des occasions d’un échange vrai. Gérard qui dirige une entreprise de mécanique de précision en donne un bel exemple.

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« Un client nous avait demandé de réaliser une pièce très compliquée. Nous avions beau essayer différentes solutions techniques, nous n’y arrivions pas. Il s’est impatienté et m’a dit : ‘ « vous me ramenez tout et on arrête avec vous »’. Au lieu de lui renvoyer la pièce et de lui dire de se débrouiller, puisque l’affaire était perdue, j’ai demandé au responsable du bureau d’études d’aller chez le client et de lui expliquer tout ce qu’on avait fait, afin que celui qui reprendra derrière nous puisse la fabriquer sans refaire toutes les tentatives déjà faites. Le responsable du bureau d’études a donné nos explications, et finalement, est revenu avec la pièce à faire ! Et nous avons réussi à la fabriquer. Cela veut dire que quand on est dans cette attitude de donner et d’aider, les gens le rendent. Et cette expérience, nous l’avons vécue beaucoup de fois ».

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Chantal & José Grevin, coordination économie de communion

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Plus d’informations : voir www.economie-de-communion.org

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publié dans le n°2 de janvier 2010, mis en ligne le 24/11/2011


Table de la Fonderie

Lexercice de la solidarité et du partage est aisé lorsquil sagit de dénoncer les criantes injustices qui règnent sur notre bien commun : la Terre. Ce même exercice savère plus difficile lorsquil sagit dexpérimenter en grandeur réelle. Des expériences existent néanmoins, etça marche ! La Table de la Fonderie à Mulhouse a ouvert ses portes en janvier 2008.

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Quand des utopistes se réunissent

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Deux ans auparavant, quelques utopistes se sont mis à réfléchir comment, sur le plan d’un des besoins fondamentaux de l’être humain, manger, il était possible Read more »