lundi, 17 of juin of 2024

Category » Analyse

Démocratie Participative ou Démocratie Évolutive ?

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En Économie Distributive, la vie politique et économique sera dépolluée des considérations financières puisque chacun touchera le revenu d’existence égalitaire qui ne dépendra pas de ses activités ni de la publicité1.

Les choix se feront par des consultations démocratiques au niveau le plus local possible et en privilégiant au maximum les modes participatifs. Toutefois, on imagine mal supprimer du jour au lendemain nos instances représentatives actuelles pour un fonctionnement local et participatif pur. Des changements progressifs seront nécessaires, avec des gouvernements décentralisateurs et surtout une évolutivité de terrain : le Colibri S&D donne la parole à Michel Laloux pour présenter une transition possible.

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Tout observateur de la vie sociale actuelle sait que celle-ci devra passer par de profondes transformations si Read more »


Portrait de Patrick Viveret

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Peu connue, l’Économie Distributive (ED) est tout de même source d’inspiration de personnalités reconnues, comme notre parrain Patrick Viveret. Il résume ici l’influence distributive sur son oeuvre.

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Que faites-vous de beau dans la vie ?

Je me définis comme un passeur-cueilleur, tant dans ma vie personnelle, professionnelle que citoyenne : passer d’un univers à Read more »


Crise du logement, crise de société

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Toujours d’actualité, ce livre ne va pas jusqu’à remettre en question la propriété privée et proposer la propriété d’usage que les distributistes apprécient. Mais il est essentiel pour comprendre lactuelle crise du logement et son extension aux classes moyennes.

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Plus d’un demi-siècle après le vibrant appel de l’abbé Pierre (1954), se loger Read more »


Jacques Duboin et le droit à la vie

Le banquier et industriel Jacques Duboin (1878-1976), ancien député et ministre d’Aristide Briand, avait fondé le Mouvement Français pour l’Abondance et jeté les bases d’une nouvelle économie de distribution où la monnaie n’aurait plus qu’une seule fonction : mettre l’avoir au service de l’être.

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Jacques Duboin, né le 17 septembre 1878 à Saint-Julien-en-Genevois, s’inscrit dans une longue lignée de Read more »


Estime de soi et souci de l’autre

Comment réussir à métamorphoser nos sociétés, à faire passer l’Économie Distributive ? Étienne Godinot propose de travailler à un « changement tridimensionnel » et d’oser les « pourquoi ? » qui nous permettront d’échapper aux routines et aux automatismes.

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Refonder la vision de l’homme sous-jacente à la société actuelle est un enjeu de survie. Il y a en effet de quoi être préoccupé par l’individualisme ambiant, par le courant du « Moi d’abord ! ». Le culte du corps voulu beau et parfait, de l’éternelle jeunesse, de la performance physique obligatoire amène à dépenser sans compter en cures d’amincissement, en viagra ou en chirurgie esthétique. Ce qui fait société, ce n’est plus la recherche de l’intérêt collectif à long terme, c’est la mobilisation de courte durée par l’émotion, orchestrée Read more »


Le grand déraillement

L’économiste Patrick Artus, professeur à l’École polytechnique et à Paris-Sorbonne, est le chief economist de Natixis. Dans son nouveau livre, cosigné avec la journaliste Marie-Paule Virard, il fait le bilan sans concession d’une globalisation sans frein qui roule à tombeau ouvert vers le pire, c’est-à-dire vers le « choc des capitalismes déconnectés de la démocratie » qui, chez nous, fragilise le Français infiniment moyen dans sa condition de salarié précaire et de consommateur de plus en plus contrarié : « Loin d’être le ciment qui rapproche les économies et les peuples, Read more »


Ce n’est pas une crise, c’est à la faillite du système que nous assistons !

  • Un système basé sur lexploitation de lHomme par lHomme ;

  • Un système qui oblige des êtres humains (sous prétexte quils sont des facteurs de production) à vendre leur force de travail ;

  • Un système tout sachète pour être vendu le plus cher possible ;

  • Un système on spécule et la croissance et la compétitivité semblent être les facteurs essentiels ;

  • Un système les 358 personnes les plus riches du monde possèdent autant que 2,3 milliards des plus pauvres ;

  • Un système les uns gèrent le superflu, amassent, conservent, alors que dautres vivent dans lexclusion et la précarité.

Alors que faire ? Read more »


La classe unique

La classe unique a presque disparu. Pourtant, cela a si bien marché qu’aujourd’hui il existe quelques « classes de cycle » à plusieurs niveaux, en ville comme en campagne, et que cela fonctionne plutôt bien, y compris dans des situations difficiles en Seine-St-Denis ! Roger Meyer, enseignant à la retraite, revient sur une période pas si vieille que ça.

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Les lois scolaires du temps de Jules Ferry, (1880 – 1883) ont instauré la scolarité obligatoire et contraint les communes à construire une école. Même les petits villages ont fait édifier chacune l’école dont la taille correspondait aux besoins de la scolarisation de leurs enfants. La France était rurale : beaucoup de petites communes et donc autant de petites écoles qui souvent ne comptaient qu’une trentaine d’élèves, tous dans la même salle, les enfants de 6 ans jusqu’à ceux de 13 ans. Le cours préparatoire, le cours élémentaire, le cours moyen et le cours supérieur dans le même local. Voici donc cette « classe unique » dans laquelle les plus jeunes apprennent à lire, écrire et calculer. Ce que l’on appelle maintenant les fondamentaux. La campagne française était parsemée de ces petites écoles à classe unique. Le maître d’école était souvent secrétaire de Mairie ce qui facilitait les relations avec le Maire et la population.

La classe unique est une pièce importante dans la marche des enfants vers le savoir. Les cours n’ont que peu d’individus : un CP avec 4-5 élèves – Un CE1 avec 4-5 élèves, un CE2 avec le même effectif ; les CM1 et CM 2 , une dizaine d’enfants et à l’époque le Cours Supérieur.

Ces différents niveaux ne facilitent pas le travail de l’enseignant mais par contre le rendent très intéressant et aussi valorisant, car le maître est le chef d’orchestre de cet ensemble. Il ne pourra pas dire pour expliquer que ses élèves ont du retard dans tel domaine que le collègue précédent n’a pas travaillé telle difficulté : il est seul maître à bord et responsable de tout.

La tâche primordiale est l’apprentissage de la lecture du CP ; c’est celle qui demande une attention très soutenue, un travail aussi permanent que difficile mais très valorisant. Les progrès sont très perceptibles et les enfants sont heureux de progresser vers cette lecture facile des grands.

Dans une classe unique, il n’y a pas de redoublement. Le petit apprend à lire pendant le temps qu’il faut. L’enfant est à un niveau réel et non à un niveau hypothétique et prescrit. En classe unique, l’enfant est toujours pris à son niveau pour apprendre. Il n’y a pas d’échec scolaire !

Pendant que le maître travaille avec les petits, les grands travaillent seuls dans différents domaines : documents, problèmes d’arithmétiques, questionnaires sur un texte. Ils apprennent à consulter un ouvrage, à se servir d’un classeur… Quand le maître a fini avec les petits à qui il a laissé des travaux pratiques, il vient vérifier le travail des grands, contrôle le niveau de lecture de certains et lance des travaux de groupe (pour l’étude d’un problème d’histoire ou de géographie, une difficulté de grammaire…). Bref ! le maître tourne dans sa classe selon les besoins des élèves. Le maître connait le programme et construit sa progression ; si un évènement survient, il en profite pour suivre l’intérêt des enfants ; quand un enfant apporte un lapin ou un épervier dans la classe, on l’étudie… À la campagne, on est très riche en expériences et on n’est pas prisonnier d’un grand bahut à 10 ou 15 classes. Tout cela donne des motivations d’écriture, de dessins, d’illustrations, etc…

Autres gros avantages : le maître connaît bien les enfants qui eux aussi l’ont jaugé, l’ont apprécié et aimé pendant les quelques années passées ensemble. Les enfants, à force de travailler ensemble, de se dépanner, développent une disponibilité et une solidarité.

La suppression des classes uniques pour des raisons d’économie est une erreur impardonnable. La campagne ne mérite pas cela car quand l’école disparaît l’intelligence s’efface. Les petits campagnards ne doivent pas être les victimes de ces comptes d’apothicaire alors que dans d’autres domaines, moins utiles, on ne compte pas. L’instruction est le premier investissement d’une nation.

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Roger Meyer

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PS :

1) Dans ce qui précède, j’ai intentionnellement tu le problème de la méthode de lecture étant donné que selon le dicton : « Aucune méthode n’a jamais empêché un enfant d’apprendre à lire… ». Cela pourrait faire taire ceux qui attribuent tous les malheurs de l’enseignement à « la méthode globale » dont ils parlent de la façon la plus idiote.

2) Cette pédagogie ouverte demande aussi la collaboration des enseignants avec les architectes pour que la communication entre les classes facilite la circulation des élèves entre les niveaux, ce qui ferait disparaître le redoublement psychologiquement si dévastateur.

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publié le 30/09/2011


L’éducation populaire dans les expériences alternatives

En complément de son article publié dans le Colibri S&D n°7 :

L’éducation, ce n’est pas que l’école. On se forme dans la vie de tous les jours, dans sa famille, dans les associations… L’éducation populaire, multiple et en construction permanente, permet surtout d’apprendre le vivre ensemble. Parole à Françoise Maquin.

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Josiane est face à son carré, concentrée sur l’agencement des morceaux de tissus qu’elle a choisis colorés « il faut que ce soit gai, les couleurs, c’est de l’espoir » Read more »


Idées et actions d’ATD Quart Monde en matière de formation

En complément de son article publié dans le Colibri S&D n°7, l’équipe d’ATD Quart Monde Alsace nous transmet ces informations :

  1. Le 17 octobre 2011 : Journée Mondiale du Refus de la Misère, sur le thème de l’École

  2. Notre ambition pour l’École

  3. TAE : TRAVAILLER APPRENDRE ENSEMBLE

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