lundi, 16 of septembre of 2019

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Le New Deal contre le Revenu d’Existence

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Roosevelt ne devrait pas être présenté comme « un héros qui a su limiter les gros salaires et les affres des banquiers et actionnaires ». Car son New Deal aura surtout été une diversion pour éviter aux USA d’adopter le dividende universel et pour maintenir le système d’argent-dette contrôlé par les banquiers privés de la FED.

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Merci au site Thirst for Justice1, inspiré par le Crédit Social de Clifford Hugh DOUGLAS2 (concept cousin de l’Économie Distributive), pour l’article de la page « CREDIT SOCIAL AUX USA EN 1932 »3 dont nous reprenons et reagençons ici des extraits.

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Le « bill Goldsborough »

« Loi pour rendre au Congrès son pouvoir constitutionnel d’émettre la monnaie et d’en régler la valeur ; de fournir un revenu monétaire à la population des Etats-Unis d’Amérique avec un pouvoir d’achat fixe et équitable du dollar, suffisant en tout temps pour Read more »


Quelques questions de fond sur l’éducation…

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1 : L’éducation, ça coûte cher, très cher, bien plus que nous ne croyons : locaux, enseignants (salaires et formation), administration, entretien, matériel (et pas seulement le papier, ou les livres ou même les ordinateurs, ou les ballons, mais les ateliers et les machines dans les formations techniques, etc… Plus le transfert des élèves, un des plus gros budgets du Conseil Général !)

Alors, QUI PAYE ?

  • Ceux qui reçoivent l’éducation ? Ou plutôt leurs parents !? Injuste ! Car il faut être riche, très riche.

  • Ceux qui ont besoin de gens formés : les entreprises. C’est juste. Mais… qui paiera les études des médecins ? Les malades ? Et des musiciens ? Etc…

  • Des organisations humanitaires et caritatives : c’est ce qu’ont fait, et font encore à certains endroits, les Églises, ce que font des ONG dans d’autres pays. Avec quel argent ? Celui qu’on veut bien leur donner… volontairement.

  • La société : l’État. (Ce pourrait être collectivités territoriales, communes, régions). C’est-à-dire les contribuables. Nous. C’est le plus juste, le plus solidaire, car c’est une redistribution.

MAIS… les payeurs ont, c’est inévitable, un certain contrôle des contenus : ils peuvent payer ceci et pas cela…

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2 : À qui profite l’éducation ?

Aux bénéficiaires ? À leurs familles ?

À la société ? À qui dans la société ? Elle forme ses agents, ses responsables, ses éboueurs, ses médecins…

Aux entreprises ?

À l’État ?

2bis : Qui tire profit de telle ou telle partie de l’éducation, de tel ou tel point des programmes scolaires ? Qui a intérêt à ce que tout le monde parle anglais ? Le capitalisme international… Qui a intérêt à ce que tout le monde étudie l’économie (obligatoire en Seconde depuis 2010) ? Est-ce pour que personne ne puisse contester l’économie libérale ? Qui a intérêt à ce que la musique ne soit pas dans les programmes et reste un luxe élitiste ?

Parfois, aussi, les enseignants, qui veulent garder leur gagne-pain, ou de bonnes conditions de travail…

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3 : Qui organise l’école ? (en France, aujourd’hui).

1: L’enseignement privé hors contrat :

  • très cher (voir plus haut)

  • autonome dans ses contenus, ses effectifs, sa formation des enseignants, sa pédagogie;

  • Ex : Écoles Steiner : l’émanation d’un groupe particulier, la pensée anthroposophe. un luxe, passionnant peut-être…

2: L’enseignement privé conventionné :

  • nettement moins cher, car l’État paye les frais d’enseignement (salaires…)

  • les parents, l’association organisatrice, ont part à l’organisation sur certains points

  • l’État impose un cadre généralement très semblable à l’Éducation Nationale.

  • Ou moins semblable : cas des MFR,

3: L’Éducation Nationale

  • l’école est gratuite

  • c’est l’État, donc les contribuables, donc nous tous, qui paye à peu près tout : c’est donc la plus solidaire !

  • cadre très normé, liberté pédagogique assez étroite (variable selon les époques)

  • (à noter qu’une partie dépend du Ministère de l’Agriculture : elle est plus souple et plus créative…)

Ne confondons pas justice sociale et liberté : le plus juste, c’est l’Éducation Nationale. Et c’est là où il y a le moins de liberté !

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4 : Qui décide des contenus ? de ce qu’on doit apprendre ?

  • Ceux qui vont apprendre ? Mais ils ne savent pas…

  • Leurs parents ? Sauront-ils mieux ?

  • Les enseignants ? Ne défendront-ils pas leur bifteck ?

  • La société : sous quelle forme ?

    • L’État ?

    • Les collectivités locales ?

    • Les groupes qui en ont besoin, par exemple les entreprises ? Qui défendra le grec ou le dessin ?

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5 : Rentabilité : Un établissement scolaire n’est pas rentable comme une entreprise. MAIS l’éducation doit être « rentable » pour la société : celle-ci (c’est-à-dire nous) a besoin de gens formés (médecins, agriculteurs, plombiers, ingénieurs… mais aussi musiciens, animateurs, comédiens…). Et elle y investit (voir 1). L’école doit donc fonctionner et produire des compétences.

ET une école qui ne fonctionne pas annonce des explosions sociales à venir : par manque de gens formés… et par manque d’insertion sociale efficace pour d’autres.

Rentable donc… mais à quelle échéance ? Lointaine ! Bien plus lointaine que n’importe quelle échéance électorale !

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6 Zéro défaut : Notre société, hyper-technicisée, a absolument besoin du zéro défaut (nombreux exemples). Or l’éducation demande le droit à l’erreur : considérée avec indulgence, comme une étape de la formation, elle doit être analysée, travaillée, dépassée, pour ne pas détruire la personne par une sanction.

MAIS QUAND le passage de l’indulgence au zéro défaut doit-il se faire ? Qui saura être impeccable si on ne lui a appris que l’à-peu-près ? ET pourquoi être intransigeant sur une erreur qui ne portera jamais tort à personne ?

Faut-il sélectionner ? Parfois, oui : je veux que mon médecin soit compétent, que le technicien de la centrale nucléaire soit parfait ! Mais qui sélectionner ? Comment, sur quels critères ? Et tout le monde doit avoir sa place !

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Je n’ai pas les réponses, mais ces questions sont incontournables.

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Hélène Bourdel

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publié dans le n°7 de septembre 2011, mis en ligne le 16/12/2011


Revenu d’Existence : attention aux leurres ?!

Il me vient de suite l’envie de compléter : belle, bonne, joyeuse, utile… existence.

Et pourtant, où trouve-t-on cette notion?

Pas chez ceux qui, peut-être naïvement, pensent qu’il suffira d’octroyer à chacun, dès la naissance, un pactole égal pour tous, pour libérer à vie les plus vulnérables d’entre nous des tâches les plus pénibles (mais socialement utiles sinon indispensables).

Et certainement pas chez ceux, qui, machiavéliquement, comptent avec ce revenu pouvoir se dédouaner de leurs responsabilités, acheter la paix sociale, et qui en profiteront pour récupérer à leur propre avantage ce nouveau pouvoir d’achat.

« L’empressement des travailleurs à accepter des emplois faiblement rémunérés
dépend en partie de la générosité relative des prestations de chômage.
Il y a lieu, dans tous les pays, de raccourcir la durée des droits lorsqu’elle est trop longue
ou de rendre les conditions d’admission plus strictes.
»

Banque mondiale, World Department Report, Workers in an integrating world, Oxford university press, 1995

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Le revenu d’existence est une belle et généreuse notion qui ne peut pas exister dans un système marchand tel que nous le connaissons actuellement, dans Read more »


Crise du logement, crise de société

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Toujours d’actualité, ce livre ne va pas jusqu’à remettre en question la propriété privée et proposer la propriété d’usage que les distributistes apprécient. Mais il est essentiel pour comprendre lactuelle crise du logement et son extension aux classes moyennes.

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Plus d’un demi-siècle après le vibrant appel de l’abbé Pierre (1954), se loger Read more »


Logement : quelques chiffres éloquents

3,5 millions de Français sont mal logés : ils sont SDF, vivent en habitat indigne ou atypiquecampings, caves, etc…, ou encore sont logés chez des tiers.

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6,5 millions de personnes sont en « position de fragilité face au logement, et pourraient basculer en cas d’accident de la vie » (licenciement, séparation…). Parmi elles, 1,8 millions de ménages ont des difficultés pour payer leur loyer. (Fin 2006, 0,5 millions avaient des impayés de loyer depuis deux mois. Ce chiffre est deux fois plus important qu’en 2002.)

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Le budget logement est passé de 7900 Euros en 2002 à 9700 Euros en 2007 (+23%). La part des dépenses incompressibles liées au logement (loyer, factures, charges…) représente désormais environ la moitié du budget de 30 % des Français contre le quart en 1979 : leur effort a donc doublé, alors qu’il n’a augmenté que de 7% pour les 10% les plus riches.

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Il manque actuellement 900 000 logements.
On
compte 1,8 à 2,5 millions de logements vacants. « La loi sur les réquisitions n’est jamais appliquée. »

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D’après le dernier rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre :
www.fondation-abbe-pierre.fr/publications.php?filtre=publication_rml

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publié dans le n°3 d’avril 2010, mis en ligne le 25/11/2011

Quelques chiffres éloquents1

3,5 millions de Français sont mal logés : ils sont SDF, vivent en habitat indigne ou atypiquecampings, caves, etc…, ou encore sont logés chez des tiers.

6,5 millions de personnes sont en « position de fragilité face au logement, et pourraient basculer en cas d’accident de la vie » (licenciement, séparation…). Parmi elles, 1,8 millions de ménages ont des difficultés pour payer leur loyer. (Fin 2006, 0,5 millions avaient des impayés de loyer depuis deux mois. Ce chiffre est deux fois plus important qu’en 2002.)

Le budget logement est passé de 7900 Euros en 2002 à 9700 Euros en 2007 (+23%). La part des dépenses incompressibles liées au logement (loyer, factures, charges…) représente désormais environ la moitié du budget de 30 % des Français contre le quart en 1979 : leur effort a donc doublé, alors qu’il n’a augmenté que de 7% pour les 10% les plus riches.

Il manque actuellement 900 000 logements.

On compte 1,8 à 2,5 millions de logements vacants. « La loi sur les réquisitions n’est jamais appliquée. »

1D’après le dernier rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre www.fondation-abbe-pierre.fr/publications.php?filtre=publication_rml


Une fable : supervision d’une entreprise

Tous les jours, la petite entreprise voyait arriver ses employés ; ils étaient heureux, oui, disons-le heureux. Certes les salaires pourraient être plus élevés, certeset aussiMais dun autre côté, ils se sentaient soutenus, valorisés ; ils étaient des forces de proposition. Le mot de hiérarchie ne leur disait rien. Les résultats étaient atteints dans une ambiance fraternelle.

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Cétait lentreprise la plus rentable du groupe.

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Un jour, au siège Read more »


Ce qu’en pensent les pauvres

Un autre monde est non seulement possible, mais surtout essentiel.

Comment en effet, vivre dans un monde où les 20 personnes les plus riches possèdent 1 229 000 000 000 Euros Read more »


Les dernières nouvelles de demain


Faut-il en rire ?

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Le développement durable et linnovation : sources de progrès pour lhumanité

« Le développement durable, cela ne doit pas être seulement une politique de protection et de précaution (…). Le développement durable, cela doit être une politique de production, qui ne soit pas simplement un frein à la croissance quantitative mais qui doit renouveler le contenu de la croissance, qui doit mettre la qualité, la modération et le bien-être au cœur de cette nouvelle croissance et qui va tirer la croissance, qui va même stimuler la croissance. » (1)

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Fred Muller

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(1) Discours-programme du président de la République française du 20 juin 2007.

www.decroissance.org/?chemin=betisier

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publié dans le n°1 d’avril 2009, mis en ligne le 22/11/2011


Trader de singe

Trader à la noixUne fois, dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu’il achèterait des singes pour 10$ chacun. Les villageois, Read more »


J’ai peur

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J’ai peur

De ces économistes aveugles et sourds

De ces banquiers qui ne connaissent pas les 4 opérations

De ces entreprises capitalistiques qui quémandent l’État

J’ai peur de ces 358 personnes Read more »