samedi, 25 of mai of 2019

Category » Transformer le monde

Éduquer et/ou former : des tensions difficiles !

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Moitié en réponse et moitié dans le prolongement de larticle de Dominique Humbert, voici quelques pistes de réflexion, issues de divers engagements syndicaux, et de la lecture de La Crise de léducation, article de la philosophe Hannah Ahrendt (1965).

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Léducation se situe dans la tension entre deux objectifs qui sont tous deux incontournables : préparer lenfant au monde et protéger lenfant du monde. Cela va se traduire par Read more »


Vincennes, années 1970 : qui évalue quoi ?

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Au XIXème siècle, des universités allemandes n’avaient pas d’examens intermédiaires : l’étudiant y décidait tout seul, au bout d’un certain nombre d’années, qu’il était prêt à soutenir sa thèse… En France, dans les années 1970, dans certains départements de l’Université de Vincennes, il y a eu des tentatives d’auto-évaluation…

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Pourquoi revenir aujourd’hui sur des pratiques qui il y a 40 ans restèrent confinées à de petits cercles de « gentils et méchants marginaux » qui avaient tous pour objectif, gentils et méchants, de renverser l’ordre établi, et qui divergeaient seulement sur la méthode à employer ?

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« Renverser lordre établi »Il y aurait donc un lien entre le renversement de lordre établi et la manière dévaluer les étudiants à luniversité. Oui sans doute, mais il reste à définir la qualité de Read more »


Persistance du don : du kula à l’Économie Distributive ?

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Les échanges économiques ne se limitent pas à leur simple dimension marchande. Le sociologue Marcel Mauss et l’ethnologue Bronislaw Malinovski notamment ont montré qu’ils incluent une valeur humaine, organisée autour de la triple obligation de donner, recevoir et rendre. Que faut-il en garder pour penser aujourd’hui les conditions de passage à un système d’Économie Distributive ?

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Pour comprendre les significations contenues dans lacte de donner, Mauss prend lexemple de linstitution du potlatch présente en Mélanésie Occidentale et aussi en AmériqueLe potlatch est un Read more »


Le 100ème singe

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Fable ou réalité ? Les évolutions se propageraient dans l’inconscient collectif plus vite et plus profondément que dans les médias. À quand le 100ème humain distributiste ?

Une espèce de singe japonais, le macaque japonais (macaca fuscata), a été observée à l’état sauvage sur une période de 30 ans. En 1952, sur l’ile de Koshima, des scientifiques nourrissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante.

Une femelle âgée de 18 mois appelée Imo pensait qu’elle pouvait solutionner le problème en lavant sa nourriture dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère. Leurs compagnes de jeu apprirent aussi cette nouvelle façon de faire et l’enseignèrent également à leurs mères.

Cette innovation culturelle fut graduellement adoptée par différents singes devant les yeux des scientifiques. Entre 1952 et 1958 tous les jeunes singes apprirent à laver les patates douces pleines de sable pour les rendre plus agréables au goût, ainsi que les adultes qui avaient des enfants. Les autres singes adultes conservèrent leur habitude de manger des patates douces sales.

Alors quelque chose d’étonnant se produisit. À l’automne de 1958, un certain nombre de singes de Koshima lavaient leurs patates douces (leur nombre exact demeure inconnu). Supposons que lorsque le soleil se leva un matin, il y avait 99 singes sur l’île qui lavaient leurs tubercules. Supposons encore qu’un peu plus tard ce-matin là, le centième singe appris à faire de-même.

ALORS LA CHOSE ARRIVA !

Ce soir-là presque tous les singes de la tribu se mirent à laver les patates douces avant de les manger. L’énergie additionnelle de ce centième singe créa une sorte de percée scientifique !

Mais notez ceci : la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l’habitude de laver les patates douces fit alors un saut au-delà des mers… pour rejoindre des colonies de singes habitant dans les autres îles ainsi que les singes de Takasakiyama sur le continent qui commencèrent aussi à laver leurs patates douces. C’est ainsi que le macaque japonais a été surnommé le « laveur de patates ».

Ainsi, quand un certain nombre critique d’individus accomplit une prise de conscience, cette nouvelle prise de conscience peut être communiquée d’un esprit à un autre.

Bien que le nombre exact peut varier, ce « Phénomène du Centième Singe » signifie que lorsque seulement un nombre limité de gens apprend une nouvelle façon de faire, celle-ci peut devenir partie intégrante de la conscience de ces gens. À un moment donné, il suffit qu’une personne de plus se mette à adopter une nouvelle prise de conscience pour que son champ d’action s’étende et que cette prise de conscience soit adoptée par presque tout le monde !

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Extrait du livre « Le Centième Singe » de Ken Keyes*

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* relayé par www.naute.com/anecdotes/singe.phtml

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publié dans le n°5 de mars 2011, mis en ligne le 14/12/2011


Humanisme et adversité

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Il faut changer le monde à grande échelle, pour que tout le monde puisse vivre. Que faire de ceux qui ne veulent pas le changer ? De ceux qui sont en partie responsables de son état actuel ? Les isoler ou les faire disparaître, c’est difficilement compatible avec nos idées humanistes. Dans la démocratie locale et représentative comme dans les coopératives, il y a toujours des personnes que l’on n’a pas envie de voir. Comment composer avec elles ? Une piste nous est proposée par Laurent Gounelle.

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» On commence à mener des recherches scientifiques sur l’amour, et on découvre des choses extraordinaires. Dans une université des USA, des chercheurs qui cultivaient des Read more »


Des actuels conflits sociaux au mouvement sociétal à venir

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Il importe de s’interroger sur le succès rencontré, depuis une vingtaine d’années, par diverses approches sociologiques portant sur les mobilisations collectives : ne proviendrait-il pas de leur fonction de dépolitisation du mouvement sociétal plus que de leur capacité à en rendre objectivement compte ? Répondre à cette question nécessite de se doter, d’entrée de jeu, d’une définition rigoureuse du mouvement sociétal. Ce détour théorique nous indiquera les actuelles potentialités en émergence du côté d’une société civile et il nous permettra de ne pas rester emmurés ou paralysés dans de fausses certitudes.

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Il revient au sociologue Alain Touraine d’avoir modélisé le mouvement sociétal à partir de l’expérience ouvrière et, aussi, d’avoir constitué la figure ouvrière en sujet historique. Sa thèse est simple : le mouvement ouvrier Read more »


Estime de soi et souci de l’autre

Comment réussir à métamorphoser nos sociétés, à faire passer l’Économie Distributive ? Étienne Godinot propose de travailler à un « changement tridimensionnel » et d’oser les « pourquoi ? » qui nous permettront d’échapper aux routines et aux automatismes.

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Refonder la vision de l’homme sous-jacente à la société actuelle est un enjeu de survie. Il y a en effet de quoi être préoccupé par l’individualisme ambiant, par le courant du « Moi d’abord ! ». Le culte du corps voulu beau et parfait, de l’éternelle jeunesse, de la performance physique obligatoire amène à dépenser sans compter en cures d’amincissement, en viagra ou en chirurgie esthétique. Ce qui fait société, ce n’est plus la recherche de l’intérêt collectif à long terme, c’est la mobilisation de courte durée par l’émotion, orchestrée Read more »


Pile ou face, ou Pile et face, ou ?…

Pas facile de réussir à mettre en place une Économie Distributive quand on sait qu’une épée de Damoclès est accrochée à un fil au-dessus de notre tête. Personnellement je ne suis pas très optimiste sur notre très proche avenir. J’espère bien me tromper, mais j’ai bien l’impression que nous nous plaisons à faire comme si de rien n’était, dans l’espoir qu’en ne regardant pas le danger en face il passera à côté. S’il y a bien une chose que l’être humain a apprise, Read more »


Pensée globale pour demain, actions locales d’aujourd’hui

De plus en plus de voix appellent à revisiter l’imaginaire jusqu’aux frontières de l’utopie pour concevoir une autre économie, dans une sobriété heureuse. Pour que le fameux « Un autre monde est possible » ne soit pas un simple slogan et que d’autres choix puissent réellement être faits, que doit comporter un projet politico-économique pour être réaliste en 2010 ? Quels sont les problèmes racines à résoudre ? Quelles solutions proposer ? Quelles étapes locales proposer aujourd’hui ?

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J’accepte…

Marcus nous envoie un document pps que j’ai réduit en pdf parce que quelque peu volumineux, notamment en raison d’une musique par trop dramatique et pas vraiment nécessaire.
Il émane d’une association « Terre sacrée« , mais dont l’intitulé n’implique apparemment aucune affiliation religieuse (le terme « sacré » serait inspiré du rapport à la terre des Indiens d’Amérique, précise leur site).
La forme ironique en est intéressante et illustre bien à quel point aujourd’hui justice sociale, pacifisme et sauvegarde de l’environnement sont intimement liées. A quel point aussi c’est tout un système économique qui est à changer de fond en comble.

Dany

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publié le 13/11/2009