mercredi, 24 of juillet of 2019

Category » Gratuité

Sortir de l’expérimentation, généraliser nos alternatives

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Nous pouvons être fiers des expériences présentées dans ce journal ! Ingéniosité, courage, ténacité, réussites… Beaux témoignages de fraternité et d’humanisme dans ce monde de brutes. Notre monde n’est pas que pourri, des gens réussissent à mettre de la distance avec les règles du système économique majoritaire. Mais que faudrait-il pour que fraternité et humanisme deviennent la base de nos règles économiques ?

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Les désirs d’humanisme et de fraternité qui motivent les acteurs des expériences exposées dans ce numéro sont similaires à ceux des précurseurs des premières coopératives et mutuelles. Mais pourquoi la dynamique de l’Économie Sociale n’a-t-elle pas réussi à contrecarrer l’aggravation des inégalités, la destruction de l’environnement, l’augmentation du stress… ? Les banques coopératives Read more »


Hôtel de la convivialité et de la gratuité

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Après les Rainbow Gathering1, voici une nouvelle expérience qui va encore plus loin que l’Économie Distributive et qui montre que les êtres bons sont plus nombreux qu’on ne le pense : 1,7 millions de pratiquants sur la planète, qui s’hébergent gratuitement grâce à CouchSurfing.

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Vous voulez vous loger pour découvrir une nouvelle région ou participer à un séminaire dans un lieu inconnu, en évitant le côté trop impersonnels des hôtels et sans dépenser d’argent ? Vous pourriez vous contenter d’un pont ou d’un abri dans une gare la qualité des rencontres sera sûrement aléatoire -, mais vous pouvez aussi consulter la liste des CouchSurfeurs de votre destination : quelques échanges par email et le tour est joué, vous avez un « canapé » de réservé, et, bien souvent, déjà reçu des renseignements et bons plans sur votre destination.

CouchSurfing, CS pour les intimes, vous aide à établir des contacts dans 232 pays et territoires. Grâce à ce réseau, vous pouvez voyager de manière alternative, en étant hébergé lors de vos voyages et/ou en rencontrant chez vous des voyageurs ! Quand un membre vous accueille, ça peut être dans un appartement de luxe ou une cour pour planter votre tente, pour une durée dune nuit ou deux, ou davantage. Les profils détaillés des membres, ainsi que les commentaires qu’ils ont reçus permettent de se faire une idée précise avant d’accepter ou d’envoyer une demande d’hospitalité. L’échange culturel en est plus riche !

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La gratuité est de mise. Oui, cela fonctionne pour de vrai ! sans arrière-pensées ni obligation d’achat. Bien sûr, les cadeaux sont toujours possibles, surtout lorsqu’ils permettent de faire découvrir sa culture, mais ce n’est pas une obligation. Pas d’obligation de réciprocité : on peut être hébergé sans héberger soi-même, ou l’inverse. Aucune obligation d’accepter une demande : un hébergeur peut refuser une demande sans se justifier. Seule est attendue la réponse, pour que le voyageur puisse se retourner.

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Et si ça se passait mal ? Comment avoir confiance ? Se fier à son intuition est bien sûr la meilleure des méthode, mais cela ne taira pas les mauvais coucheurs… hum ! les peurs de tout le monde. En pratique, la sécurité est quasiment obligatoire, car chacun sait qu’un mauvais comportement sera connu de tous et risque de lui fermer les portes pour la suite. Car tout le monde peut donner des commentaires sur tout le monde, et qu’en général on lit les commentaires avant de répondre à une sollicitation. Il existe de plus une procédure spéciale pour des problèmes vraiment importants, qui peut conduire à l’exclusion de certains membres.

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CS propose aux inscrits une messagerie spécialement adaptée pour les demandes d’hébergement. Mais également un guide du bon CouchSurfeur, des foires aux questions, un wiki… Il permet une vie sociale riche : des groupes CS se rencontrent souvent, pour des rencontres plus ou moins organisées. Des animateurs et ambassadeurs « nomade », « famille » ou « local » s’activent un peu partout.

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Son fonctionnement nécessite bien sûr quelques moyens. CouchSurfing International est un organisme à but non lucratif est entièrement financé par les membres du site. Ses comptes sont en ligne.

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Pour en savoir plus, il suffit de se connecter !

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Eric Goujot

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Pour aller plus loin :

www.couchsurfing.org

http://wiki.couchsurfing.com/en/French_CS_Newsletter

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1 cf. Colibri S&D n°1

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publié dans le n°3 d’avril 2010, mis en ligne le 29/11/2011


L’Économie de Communion : une autre destination des profits de l’entreprise

Avec la crise on a entendu de grandes incantations sur la refondation du capitalisme. Qu’en sera-t-il ? L’économie de communion, une expérience vécue par 800 entreprises dans le monde, touche à un élément central du capitalisme : la destination des profits. Il ne s’agit pas des profits d’activités parasites – spéculation ou acrobaties financières – mais de ceux dégagés par des activités produisant des biens et des services utiles.

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Si l’on sort de la condamnation simpliste de tout profit, si l’on s’interroge sur la destination de ce profit, c’est la finalité même de l’entreprise qui est en jeu, et c’est bien un renversement concret mais fondamental que vivent les chefs d’entreprise engagés dans l’économie de communion. Renversement qui va bien au-delà de la démarche habituelle de Responsabilité Sociale et Environnementale. Renversement qui affecte toutes les parties prenantes de l’entreprise : membres du personnel, clients, fournisseurs, sous-traitants… donc tout son environnement social.

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L’expérience est née d’un besoin de solidarité : ne pas laisser au bord du chemin des personnes qui manquaient du nécessaire. C’est au Brésil en 1991 que ce projet est né. La fondatrice de l’ONG New Humanity issue du mouvement des Focolari, prix Unesco 1996 de l’Éducation à la Paix et prix 1998 des Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, propose la création d’entreprises qui partageront leurs profits en 3 parts : « une part pour assurer leur développement ; une part pour former des personnes qui savent donner… ; et une autre part pour celles qui ne parviennent pas encore à trouver un emploi ou à subvenir à leurs besoins… ».

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La proposition a suscité des vocations dans le monde entier. Des entreprises qui existaient déjà ont revu leurs orientations et partagé leurs bénéfices. Elles s’insèrent dans l’économie de marché, doivent être performantes pour dégager des bénéfices, mais ceux-ci ne sont pas destinés d’abord aux détenteurs du capital, mais au partage. Partage qui va en priorité vers des personnes qui visent aussi la solidarité, la fraternité et sont aidées pour monter leur propre activité – par exemple par un micro-crédit- ou pour un besoin tel que financer la scolarité des enfants. Elles sont des partenaires, considérées comme les membres d’une même famille.

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L’adhésion d’une entreprise à l’économie de communion est concrétisée d’abord par le choix de partager des bénéfices, comme l’illustre Frédéric Dupont, paysagiste à la tête de «L’agrément du jardin », entreprise de 14 salariés de la région de Lille.

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Chaque année, il envoie un chèque qui, selon le cas, représente entre 5 et 10 % des bénéfices réalisés – 10 % en 2008 –. Il se peut qu’une année il ne donne rien, parce qu’il n’aurait pas dégagé de bénéfices et que ce don ne saurait être au détriment des salariés. Pour lui ce don est important car il donne son sens à l’entreprise.
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Sa sœur, en charge de la partie administrative, et le chef d’équipe, reconnaissent que cette finalité du partage les motive personnellement. Un paysagiste, qui était à son compte et qui appréciait l’esprit de cette entreprise avec qui il coopérait parfois, a voulu la rejoindre. Il se dit totalement en phase avec l’ouverture de l’entreprise au don. Tous les salariés sont informés que l’entreprise pratique le don.

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Ces entreprises, qui inscrivent le partage dans leurs finalités, sont conduites par cohérence à revoir toutes leurs pratiques, même leurs relations avec leurs clients ou concurrents, qui peuvent devenir des occasions d’un échange vrai. Gérard qui dirige une entreprise de mécanique de précision en donne un bel exemple.

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« Un client nous avait demandé de réaliser une pièce très compliquée. Nous avions beau essayer différentes solutions techniques, nous n’y arrivions pas. Il s’est impatienté et m’a dit : ‘ « vous me ramenez tout et on arrête avec vous »’. Au lieu de lui renvoyer la pièce et de lui dire de se débrouiller, puisque l’affaire était perdue, j’ai demandé au responsable du bureau d’études d’aller chez le client et de lui expliquer tout ce qu’on avait fait, afin que celui qui reprendra derrière nous puisse la fabriquer sans refaire toutes les tentatives déjà faites. Le responsable du bureau d’études a donné nos explications, et finalement, est revenu avec la pièce à faire ! Et nous avons réussi à la fabriquer. Cela veut dire que quand on est dans cette attitude de donner et d’aider, les gens le rendent. Et cette expérience, nous l’avons vécue beaucoup de fois ».

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Chantal & José Grevin, coordination économie de communion

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Plus d’informations : voir www.economie-de-communion.org

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publié dans le n°2 de janvier 2010, mis en ligne le 24/11/2011


FRA-TERRE-ECO : la fraternité dans l’économie

Réussir à entreprendre dans la coopération, sortant de la logique du profit, de la spéculation et de la domination, certains n’attendent pas l’avènement de l’Économie Distributive. Exemple de l’association FRA-TERRE-ECO à Colmar (68) : interview d’un de ses fondateur et actuel salarié Pierre Barnoux.

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P.B : FRA-TERRE-ECO : les mots ne sont pas choisis au hasard pour décrire tout le spectre des activités de cette association, qui veut introduire dans l’économie la fraternité, le souci de la planète et l’écologie.

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Le but de l’association Read more »


Rassemblements Rainbow, l’utopie de la gratuité devenue réalité

Lorsqu’on présente l’Économie Distributive, beaucoup de gens prétextent que l’être humain n’est pas assez bon, que trop de gens en profiteraient… Les Rainbow Gathering (rassemblements arc-en-ciel) témoignent du contraire depuis plus de 40 ans. Read more »


Namibie : le BIG supprime la misère

Le Revenu d’Existence n’est pas une lubie de pays « riches » : le BIG expérimenté en Namibie nous montre que la grande pauvreté pourrait disparaître du jour au lendemain.

Extrait de l’article d’Éric Goujot publié dans le Colibri S&D n°6 de juin 2011
(
pour le commander ou s’abonner, cliquez ICI)

En Namibie1 règne l’abondance : tant en diamants qu’en pauvreté. Le pays présente les plus grands écarts de revenus au monde. Soucieux d’améliorer la situation, le gouvernement a créé en 2002 une commission, laquelle a conclu « que la mise sur pied d’un revenu de base garanti est le meilleur outil pour contrer la pauvreté et les inégalités ». Des associations, ONG et Églises se regroupèrent Read more »


Expérience d’Anne au Japon

Sur proposition de Phlippe Derudder, nous relayons ce témoignage d’une personne qui est au coeur des événements. Loin du catastrophisme et de la peur, il donne une autre vision de ce qui est en train de se dérouler. Est-ce la marque de l’évolution silencieuse de la conscience humaine qui est à l’œuvre ici ? Dommage qu’il faille se faire si mal pour y parvenir, mais comme c’est prometteur !

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Une femme qui enseigne à Sendai depuis quelques années a écrit cette lettre à sa famille. Le Japon : une culture très différente qui répond à la catastrophe par… la compassion. Read more »


De don en dons, Élevage sans Frontière

Togo, Rus en Roumanie, Nemsa en Transylvanie… L’association Élevage sans Frontière œuvre un peu partout dans le monde. Elle développe des projets liés à l’élevage, afin que la population puisse avoir accès à une meilleure alimentation et à un revenu supplémentaire pour une vie plus équilibrée. Les familles bénéficiaires d’animaux doivent par la suite transmettre des bêtes à d’autres personnes dans le besoin par un système de passation de don, ainsi tout le monde bénéficie de l’aide initialement apportée (…)

Reportage de Regard’Ailleurs à lire en cliquant ici.

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publié le 07/02/2011


Solidarité des collègues face à la maladie dans le Forez

Le Colibri S&D invite à découvrir le très beau geste vécu dans le Forez, relayé par le Progrès : Read more »


MARINALEDA : una utopia hacia la paz

Incroyable mais vrai !

Démocratie participative, propriété d’usage, égalité des revenus, partage du travail…
sont le quotidien des 2700 Européens à Marinaleda.

« Dans une Espagne ravagée par la crise immobilière et le chômage de masse, cette ville est une exception prospère grâce à la gestion coopérative d’une terre collectivisée. »

Le Colibri S&D invite à lire l’article de Jean-Pierre Mon publié dans la Grande Relève n°1110 de juin 2010, immédiatement disponible ici.

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publié le 01/07/2010