lundi, 27 of mars of 2017

Ce n’est pas une crise, c’est à la faillite du système que nous assistons !

  • Un système basé sur lexploitation de lHomme par lHomme ;

  • Un système qui oblige des êtres humains (sous prétexte quils sont des facteurs de production) à vendre leur force de travail ;

  • Un système tout sachète pour être vendu le plus cher possible ;

  • Un système on spécule et la croissance et la compétitivité semblent être les facteurs essentiels ;

  • Un système les 358 personnes les plus riches du monde possèdent autant que 2,3 milliards des plus pauvres ;

  • Un système les uns gèrent le superflu, amassent, conservent, alors que dautres vivent dans lexclusion et la précarité.

Alors que faire ?

  • moraliser ce qui est immoral ???
  • tolérer ce qui estintolérable ???

Eh bien. NON !!!

Il faut tout simplement commencer, recommencer à résisterà comprendreà analyserà proposerà expérimenter.

Comment cela est-il possible ?

  • Résister signifie ni plus ni moins quon ose aller à contre-courant, prendre des risques, sopposer (tout en respectant ladversaire), lutter ;

  • Comprendre cest analyser le système capitaliste, les finances etdécouvrir que :

– la monnaie, largent nest rien, rien quun déclencheur dactivité destiné à faciliter les échanges et non pas à spéculer, à distribuer équitablement les produits ;

– lEtat doit retrouver son droit régalien de battre la monnaie (au lieu de se contenter dinjecter des milliards dans les banques) en émettant une masse monétaire équivalente aux richesses produites ;

– les ressources de la planète doivent être gérées avec prudence, avec le souci permanent des générations futures ;

– lentreprise doit devenir un espace les uns et les autres retrouvent le plaisir dentreprendre, se partagent les tâches, les responsabilités et le pouvoir et produisent des biens, des services utiles à la population ;

– les activités informelles, les actes gratuits, les notions de services doivent être encouragées et développées ;

– chaque être humain a droit sur cette terre à un revenu dexistence, un ticket pour la vie ;

– que le travail doit être considéré comme un service civique rémunéré par un revenu spécifique ;

Et de ce fait on prend conscience :

– que les affaires du monde sont les affaires de tout le monde ;

– quil sagit de permettre à chaque individu de sépanouir pleinement dans le respect, le souci de réaliser le bien commun de vivre ensemble ;

Vaste programme ! utopie ! irréaliste ! etc ! diront certains.

Eh bien NON !

Cest après avoir compris, analysé, imaginé dautres solutions, compris que la croissance et la compétitivité ne sont pas des passages obligés, quil faut commencer aujourdhui et sans plus tarder à expérimenter, en évitant de tomber dans le piège de la gestion de la précarité et en ayant conscience de nos possibilités et nos limites.

Cela passe par de multiples expériences :

  • des coopératives de production effectivement on applique les règles un Homme (avec un grand H) = une voix ;

  • des coopératives dactivités porteuses de projets concrets et innovants ;

  • des structures dinsertion par léconomique qui redonnent aux personnes le goût de leffort et leur permettent dêtre reconnues socialement ;

  • des systèmes déchanges locaux (les SEL) monnaies complémentaires (Le Sol par exemple) qui permettent déchanger, de créer du lien social en empêchant la spéculation.

Cela suppose également :

  • un effort de formation permanente déducation populaire, de communication pour faire comprendre les mécanismes, connaître et mettre en lien des expérimentations ;

Etcela sera possible à condition dy croire, de sinvestir (dans le bon sens du terme).

Alorsallons-y ! Arrêtons den parler, faisons-le !

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Roger Winterhalter

Novembre 2008

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publié dans le n°1 d’avril 2009, mis en ligne le 21/11/2011


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